Ma Suisse à moi

Quelle prétention ce "à moi" !

En plus des autochtones, la Suisse appartient à quiconque se sent appelé à y vivre ; même en s'en éloignant, elle reste dans leur coeur. C'est du domaine de l'impalpable.

Il est évident que les liens tissés par Gilbert Bécaud avec le Valais, Charles Aznavour avec le canton de Vaud et Marie Laforêt avec celui de Genève, étaient bien différents des miens avec ces cantons. L'appropriation d'un lieu se fait selon sa sensibilité.

Le pays de la montagne

Cervin



Nul doute, les fées se sont penchées sur mon berceau pour m’offrir un pays natal, la France et plus tard, un pays de cœur, la Suisse.

Mais, comme dans les plus beaux contes, une fée de fort méchante humeur devait rôder alentour car mes amours furent mouvementées.

J’aurais pourtant souhaité vivre jusqu'à la fin de mes jours au côté du séduisant jeune cuisinier rencontré dans l'hôtel où j'ai fait mes premières armes en tant que serveuse, habillée en bretonne.

Il émigra à Neuchâtel au Beau Rivage et moi je m'envolai au pair en Angleterre d'où je revins travailler à Rouen.




Il était angevin et, pour ses beaux yeux, j’ai quitté mon travail pour le rejoindre sur les rives du lac de Neuchâtel, en vue de notre mariage à l'automne 1965. J'avais fait mes adieux à mes collègues et reçu leurs cadeaux ! A mon arrivée, il m'annonçait qu'il ne pouvait ou ne voulait plus m'épouser.


Neuchâtel

Choix cornélien

Que faire ? Rester sur place ? Ce n'était pas envisageable vu le code de moralité de l'époque et l'impréparation de la situation. Dans le but de faire la connaissance de nos parents respectifs, il m'a reconduite dans ma Bretagne natale à bord de sa 2CV, traversant le département du Doubs avec quelques difficultés dues à l'abondance de récentes chutes de neige. En cours de route, nous nous sommes arrêtés à Angers pour qu'il me présente à ses parents. L'écueil vint sans doute de future belle-maman !

Nous avons quand même poussé jusqu'à Lorient puis il est reparti, me laissant chez mes parents, ce qui n'était pas pour me plaire. Avais-je le choix après avoir quitté mon travail ? Me voyant sombrer dans une infinie tristesse, mes parents se sentaient démunis pour me sortir de ma léthargie amoureuse.

C'est alors qu'il m'écrivit que notre mariage était repoussé de quatre mois. Mes parents, craignant pour mon avenir à l'étranger cédèrent pourtant à ma demande de quitter la France. Munie de l'autorisation paternelle de sortie du territoire - la majorité étant en 1966 de 21 ans en France -, je suis partie allègrement rejoindre l'élu de mon cœur mais aussi, sans le savoir, le pays qui deviendrait le mien.

Peu de temps après ma seconde arrivée - comme au théâtre - il m'annonçait que notre mariage ne se ferait décidément pas. Quelques mois plus tard, il me quittait. Dès lors mes amours furent suisses.

Retour en France

Trois ans après mon arrivée à Neuchâtel, le charme étant rompu, je rentrai en France bien à regret pourtant. Je trouverais sûrement du travail à Paris. Une chambre de bonne m'attendait dans un immeuble cossu derrière la butte Montmartre contre de menus travaux ménagers chez sa propriétaire. Mes soeurs vivaient non loin. Mon rêve d'hôtesse de l'air allait se réaliser. Je passai le concours d'entrée à Air France... mais un Genevois rencontré avant de quitter la Suisse, resté en relation épistolaire, me proposa le mariage. Il était parti en Asie, sac au dos avec un ami, le graal portant alors le nom de Kathmandou ! Une fois mariés, nous irions ensemble en Asie et même plus loin. J'ai accepté, renonçant à mon rêve d'une carrière dans les airs qui m'aurait offert des voyages professionnels d'exception.

Mariage à Genève

Mon premier mari donc, originaire de Genève et de Billens/FR m'a offert sa nationalité alors que nous unissions nos destins à Genève. Je ne voyais pas la portée de ce cadeau - c'en était un en définitive. J'ai considéré l'obtention de cette nationalité non sollicitée comme un honneur.

Ayant rempli les formalités auprès de l'ambassade d'Australie à Berne, nous avons obtenu un visa pour y travailler. Mariés en mai 1969, sac au dos en septembre, nous fîmes de l'auto-stop au départ de Martigny sur la route du Grand-St-Bernard, par une belle matinée d'automne comme je les aime : air froid et sec, ciel limpide. D'ailleurs, certains jours d'automne, la nostalgie me surprend et le désir d'un ailleurs m'habite.

Le voyage aux antipodes

Au programme, la traversée de nombreux pays par tout moyen en route vers l’Asie avant de toucher au but. Arrivant de Singapour, nous avons atterri dans le Territoire du Nord. De Darwin à Melbourne, via Alice Springs et Adélaïde, nous avons travaillé tour à tour comme serveurs dans un restaurant puis cueilleurs d'oranges. Enfin, nous avons fait les vendanges pendant cinq semaines sur un vaste domaine, à la terre rouge et fine comme du sable, ne produisant du raisin que pour le faire sécher. Nous avons donc bu du thé ! Puis nous avons exercé notre métier à l'aéroport de Tullamarine à Melbourne : lui, transitaire et moi, secrétaire.

Souhaitant symboliquement faire le tour du monde, dix-huit mois après avoir quitté Martigny, nous sommes rentrés en voguant sur les océans à bord de l’Ellenis, paquebot battant pavillon grec. Le voyage dura cinq semaines avec des escales à Wellington, Papeete, la traversée du canal de Panama, puis New York pour arriver enfin à Southampton. Ce voyage serait celui de ma vie même si j'en ai fait d'autres plus tard. Nous atteignîmes le Havre par une ligne régulière.

De retour en Suisse, nous avons vécu à Vevey /VD puis nous sommes montés vivre à Ravoire à 1100 m d’altitude en Valais où le glas de notre aventure en couple sonna. Vivre à la montagne était mon idéal mais…

Aventure sentimentale au dénouement dramatique

… vint un amant valaisan que je qualifiai bien souvent de merveilleux. Ce fut la passion et nous conçûmes un enfant mais, en parallèle, un nouveau défi amoureux se présenta fort opportunément à l'homme ! La situation devint embarrassante alors que je vivais en Valais à ses côtés. Eprise moi-même de liberté, je fis rapidement mes cartons.

C'est alors que, pris de compassion, des anges me transportèrent dans un chalet sur les hauteurs du toujours paisible village des Avants dans le canton de Vaud.

Solide mais toutefois bien éteinte, c'est à Rouen auprès de ma famille que je suis allée donner vie à ce petit être que je portais. Il s'en est allé, épuisé par la descente sur terre. Son cœur ne lui a permis ni de rencontrer mon regard ni d’en jeter un sur le monde. Il me laissa, seule, à un chagrin insonsable doublé d’une profonde désillusion sur la vie en couple.

Second mariage en terre helvétique

Suivit enfin la pérennité avec mon second mari originaire de Chavornay /VD, né à Lausanne, d'une mère pasteure - et ceci a son importance pour la différence de culture - et d'un père architecte, rencontré à l’Amicale des Bretons de Genève. La toute première fois que je le vis lors d’un Fest-Noz - fête de nuit en breton - à Onex /GE, il jouait de la cornemuse et je me suis parfois demandé si j'avais eu le coup de foudre pour la cornemuse ou pour le sonneur… mais de notre union naquirent quatre enfants. Le doute n’est donc plus permis !

Nous



Photo prise par notre nièce à Argenteuil, en avril 1978, le lendemain de son mariage que nous avions manqué. Nous défilions le jour dit avec notre amicale dans les rues de Genève pour récolter quelques sous en vue d'aider les sinistrés de l'Amoco Cadiz qui avait salement mazouté les côtes bretonnes.

Nos trois aînés vivent en Suisse avec notre petite descendance alors que notre dernier-né, attiré par la marine, vit dans un port de la mer Baltique où retentit parfois le son de la cornemuse dont il est le digne héritier.

Dire que mes liens avec la Suisse sont bel et bien de l’ordre de l’amour, humain mais aussi du pays, n'est pas surfait !


Mes origines

Née en 1945 à Brest, préfecture maritime du Finistère, j’ai montré tôt le goût de l’aventure et la soif de voyages. Habituée à de fréquents changements de maisons, d’écoles et d’horizons en raison des mutations d'un père militaire, ma vie m'a semblé pouvoir changer de cap à tout moment. Lors du passage de bateaux au port de Lorient, des marins dont nous ne comprenions pas la langue étaient reçus chez nous ; cela m'a donné le goût d'inviter de parfaits inconnus à notre foyer... avec quelques surprises parfois !

Audace, intrépidité et témérité ont été mes attributs de jeunesse et il en est bien resté quelque chose à l’âge adulte. Peu faite pour obéir à la hiérarchie, j'ai souvent osé prendre la voie du changement à mes risques et périls. Mon métier m'a toujours permis de gagner ma vie ; je serais incapable de faire la liste des postes occupés en intérim, pratique laissant sa liberté tant à l'employeur qu'à l'employée.

Née dans le nez de l’Europe, c’est le nez au vent que j’ai parcouru les lignes sinueuses de ma destinée, avec pour seule ambition le bonheur de vivre, telle une samare virevoltant dans l'air avant de choir sur le sol mais pour de plus fréquents et longs voyages.

Neuchâtel m'a prise dans ses bras

Mon lien avec la Suisse a pris racine à Neuchâtel. Mon premier employeur, fribourgeois, était l'agent général d'une compagnie d’assurances ayant son siège à Genève. Il est allé tout exprès à Berne déposer ma demande de permis de travail. Le 1er février 1966, moins d'un mois après mon arrivée, je commençais mon parcours professionnel en Suisse en toute légalité.

Berne

Je me suis intégrée en adhérant à la Société suisse des employés de commerce (SSEC). La section des jeunes de Neuchâtel organisait des balades dans la nature. Dormir au Chasseral pour voir le lever du soleil reste un beau souvenir. Je me suis familiarisée avec la torrée et la fondue partagée fraternellement, chacun trempant son pain au même caquelon. A La Chaux-de-Fonds, j'assistai à un match de hockey. Non initiée, je fis rire mes amis en m'étonnant de voir plusieurs pucks poussés à toute vitesse. Je fus rassurée d'apprendre que seul un puck resterait sur la surface de jeu après l'échauffement. Belle ambiance dans les gradins où le schnaps circulait pour nous réchauffer.

Neuchâtel étant bâtie sur un coteau, les soirs d'orage voyaient les gens à leurs fenêtres admirer le spectacle, ce qui faisait mon étonnement. Là d'où je viens nous avons tendance à nous replier à l'intérieur par un tel temps. Et puis le lac baignant la ville et les Alpes en toile de fond restent des images enchanteresses.

Vers l'âge de 12 ans, j'avais découvert la montagne en colonie de vacances. Deux mois en Savoie durant l'été m'avaient sans doute fait sceller un pacte avec elle au niveau de l'âme. Entendons-nous bien, je ne suis ni une alpiniste ni une skieuse mais une randonneuse et cueilleuse de fleurs sauvages ; trolls jaunes aux longues tiges et gentianes bleues au raz du sol m'avaient émerveillée, les rencontrant alors pour la première fois.

Grâce à mon patron paternaliste, j’ai retrouvé la montagne lors d'une virée au-dessus du lac Noir avec sa famille. Il testait mon endurance pour accompagner la classe de son fils de dix ans en randonnée pédestre. S’ensuivit une superbe sortie d’une dizaine de jours dans l’Oberland bernois où, après avoir gravi le Faulhorn, je fis une chute vertigineuse qui aurait pu m’être fatale. J'en ai gardé des cicatrices mais aussi le souvenir ébloui de la région qui l'a emporté sur celui traumatisant de l'accident.

Le point d'orgue de la sortie fut la montée en train à crémaillère à la Schynige Platte pour admirer le panorama sur l'Eiger, le Mönsch et la Jungfrau par une journée ensoleillée. J'ai toujours rêvé d'y retourner mais lors de ma seule tentative, la couverture de nuages gommait totalement la vue. Dépitée, j'ai rebroussé chemin à Interlaken.

marianne


Pour clore ce chapitre, se présente à mon esprit la Fête des vendanges du vendredi soir au dimanche soir, au magnifique cortège de chars fleuris défilant dans une joyeuse ambiance. Au début des années septante, mon ami journaliste se saisit de mon appareil photo pour tirer ce seul cliché.

Le lundi matin, lorsque j'allais au travail, la ville était poutsée ; seuls quelques confettis se trouvaient encore au sol de-ci de-là. Le nettoyage si rapide aux aurores m'époustouflait.


Pays enchanteur et belles amitiés

Conquise par la Suisse, je le fus par ses paysages de toute beauté bien sûr mais aussi par les amitiés tissées dans les cantons romands où j’ai travaillé de nombreuses années. Après Neuchâtel, il y eut Genève puis les cantons de Vaud et du Valais avec des allers et retours dans ces cantons au fil de ma vie sentimentale. Je n’ai jamais vécu dans le canton du Jura que j’ai pourtant vu se former en participant aux festivités liées à sa création.

La vie en Suisse m’a d’emblée enchantée. Tout y était simple et bien organisé trouvais-je. Que d’éloges sur ce pays ma famille et mes connaissances n’ont-elles pas entendus dès mon premier séjour puis au fil des décennies !

Jetés hors du pré attalensois

Je n’ai découvert le canton de Fribourg qu’en 2004, en résidence secondaire où nous attendait une épopée mettant à mal la réputation de la Confédération helvétique. Un déshonneur pour la Suisse que je chéris et les Suisses que je respecte.

Catholique de naissance, le Christ aux bras ouverts en signe d'accueil à Attalens m’avait semblé de bon augure. Sur nos calvaires bretons, Il est toujours figé dans le granit couvert de lichens.

christ

Nous allions vivre dans ce village, paisible en apparence, un étonnant déni de démocratie ; au-delà de ses limites se ferait jour le déni de justice.

Le président et le vice-président de la Société de Développement d'attalens, usurpateurs de leur titre, nous mettraient durablement sur la paille en volant nos biens sans états d'âme ; des nôtres, ils se soucieraient peu. En 2018, ils ont été nommés respectivement président et membre d'honneur. Faut-il contourner les lois éhontément pour être porté au pinacle ?

Après coup, leur motivation saute aux yeux mais leur projet a échoué vu les nouvelles lois en vigueur, selon toute vraisemblance. Leurs actes les ont finalement sortis de l'échiquier politique aux élections de mars 2021*. Deux d'entre eux sont sortis de l'arène en démissionnant.

Nous pouvons toujours entrer en Suisse et en sortir à notre guise mais si les édiles attalensois avaient encore eu l’apanage du bannissement, ils en auraient sûrement fait usage pour ne plus jamais nous revoir.

Retraite consacrée à se faire entendre... en vain à ce jour !

Depuis Noël 2013, nous vivons un cauchemar qui s'éternise. Pas plus la justice cantonale que fédérale ne l'a rendue équitablement. Un ultime recours est pendant au Tribunal fédéral en ce mois de juin 2021.

Protégés par de puissants amis, des bénévoles sensés se vouer au bien de leur prochain et au développement de leur commune ont commis abominations et actes illégaux, sans condamnation à ce jour.

Mon opiniâtreté n'a pas encore eu raison de la situation. La reconnaissance des faits suivie d'une indemnisation occupe mon esprit de jour comme de nuit.

Omerta en Veveyse

Alors que je mets à jour le récit de nos tribulations, je constate que l'omerta posée en dogme par le préfet ayant régné 18 ans avant d'être élu dans de plus hautes sphères cantonales est toujours d'actualité.

En effet, la préfecture à laquelle j'ai demandé du soutien pour obtenir des documents non secrets mais dont la lecture nous est interdite, n'a pas répondu. Est-ce pour entraver la progression de mon témoignage ? Simple hypothèse !

L'omerta implantée par son prédécesseur perdure.

Médias alertés quasiment muets

A différents stades de cette affaire, j'ai alerté les médias.

En avril 2016, la RTS me répondait de Genève : "Dans la mesure où nos reportages doivent intéresser le plus grand nombre, à une heure de forte diffusion, et rencontrer les intérêts de chacun, je dois malheureusement vous répondre par la négative."

Quant à la presse écrite tant romande qu'alémanique, un quasi mutisme a régné. Trois exceptions toutefois :

1. En 2014 et 2015, Le Messager, journal à rayonnement régional, a produit deux entrefilets et a fait paraître un de mes courriers du lecteur.

2. En 2014 puis 2018, deux journalistes de La Liberté de Fribourg se sont adonnés à un travail de sape, l'un allant jusqu'à camper l'avocat douteux en victime calomniée par deux étrangers. Magistral retournement de situation !

3. En juin 2019, le magazine Générations contenant un encart publicitaire de la Région de Fribourg, j'ai alerté son directeur de publication et rédacteur en chef. La réponse vint : pas de place dans ses colonnes pour aborder ce genre de situation ! Un journal aux articles lisses que j'ai pris plaisir à lire en tant qu'abonnée avant que cette réponse ne dessille enfin mes yeux.

4. En janvier 2020, 20MIN faisait paraître un article sur Transparency International Suisse. Sans me lasser, j'ai repris la plume pour encore alerter une entité qui me paraissait incontournable. A part un accusé de réception de mon dossier, je n'ai pas eu connaissance qu'une enquête ait été diligentée.

Vu la protection des médias et des autorités, la société de développement continue tranquillement ses petites affaires lucratives au sein d'une association dite à but non lucratif, ventilant ses bénéfices on ne sait ni comment ni à qui. La crainte de poursuites judiciaires n'effleure pas un instant les membres de son comité. Son président agit en son nom impunément depuis de longues années. Vous en trouverez la preuve si le site est toujours ouvert !

Félicitations aux médias suisses et à l'autorité internationale de surveillance de laisser courir les malfrats.

Deux jeunes élus en mars 2021 vont-ils relever l'honneur à Attalens ?

C'est mon ultime espoir.

Je leur ai donc adressé un courrier via Le Messager qui leur a consacré un superbe article à peine étaient-ils élus.

En ce début du mois de juin, je m'apprête à leur faire témoignage de ce que leurs aînés ont fait vivre aux résidents du caravaning de La Faye et à notre famille plus particulièrement

L'été prochain nous dira si mon espoir était fondé ! A suivre donc...

A 77 ans révolus, je pourrai enfin témoigner sans crainte

Cage

La procureure générale adjointe m'imposant un si long sursis, lors de sa condamnation, a joué la carte de l'intimidation. La menace de la prison en Suisse pèse sur moi jusqu'au 17 novembre 2022 si j'ose témoigner... après que nos biens nous aient été volés lors de l'odieux hold-up du 23 janvier 2018. J'y assistai, impuissante, en compagnie de notre fille cadette et de son bébé dans son landau - innocent témoin.

Ce hold-up fut orchestré par l'Office des poursuites de la Veveyse puis entériné par plusieurs décisions de justice, suite à mes recours. Nos biens ont été revendus sans que nous puissions savoir à quel prix.

Et tout ceci dans une parfaite illégalité que la justice a rendu possible en protégeant ceux et celles du sérail... mais je travaillerai jusqu'à mon dernier souffle pour porter témoignage !

Mes parents ont-ils eu la prémonition de me voir, en terre étrangère pour eux, menacée un jour de prison alors que je tentais, preuves en main, de démasquer des usurpateurs de titre en portant plainte contre leur cynique et roué avocat ?

S'ils vivaient encore, ils s'exclameraient : "Nous te l'avions bien dit, Marianne, que t'engager dans la marine à Brest était plus sûr que partir à l'aventure hors de nos frontières."

Mais y a-t-il au monde en 2021 un pays plus sûr qu'un autre au niveau de la liberté d'être ?!

Après avoir fait partie de l’Amicale des Bretons de Genève, nous faisons partie depuis l'automne 2013 de l’Amicale des Suisses de Bretagne. Une inversion que nous n’avions pas du tout prévue.

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Plume Texte et mise en page de Marianne - photos du Cervin et du Christ d'Attalens.
Photos de notre fils aîné : le Léman en fond d'écran, la Collégiale à Neuchâtel et une rive de l'Aar à Berne.